Chaque page a une URL qui lui est propre, ce qui permet de retrouver plus facilement le contenu que l’on cherche. “URL”, On entend souvent ce mot mais au final que veut-il vraiment dire ?

Uniform Resource Locator, traduit de l’anglais, cela donne localisateur de ressource uniforme.

Elle est composée de plusieurs parties :

  • Le protocole (ex : http et https)
  • Un sous-domaine si besoin (ex : www) qui sert à partitionner votre nom de domaine (NDD), pour faire simple
  • Un nom de domaine (ex : louismaitreau, fnac, amazon)
  • Un TLD, Top Level Domain qui est simplement l’extension (ex : .fr , .com, .net, etc)
  • Un ou plusieurs répertoires (ex : /blog/, /informatique/, etc) qui sont facultatifs
  • Le nom du fichier (ex : urls-seo) qui peut contenir une extension de fichier comme .php, .html …

Le répertoire et le nom du fichier forment à eux deux ce qu’on appelle le chemin d’accès. Cela fonctionne un peu comme sur ordinateur. Qu’il s’agisse d’un fichier dans votre ordinateur ou une page sur le web, ils ont tous les deux une adresse qui leur est propre.

https://www.louismaitreau.fr/blog/url-seo/

l'URL de l'article sur les URLs

C:\Program Files\Mozilla Firefox\firefox.exe

Le chemin vers mozilla Firefox

Ce sont deux adresses qui pointent vers une page de mon site ou bien vers le dossier où se trouve mon navigateur web.

L’URL est ce qui permet à un internaute de trouver votre page, c’est le point de repère pour afficher la page dans le navigateur.

A la base, on accédait à un site par une adresse IP telle que : 182.148.28.15 mais heureusement le protocole DNS est venu simplifier cela par du texte. Enfin bref, on ne va pas faire un cours de réseau… restons focalisé sur l’optimisation des URLs pour les moteurs de recherche.

Aujourd’hui, les URL sont notés n’importe comment, cela engendre de mauvais résultats sur les moteurs de recherche, ce qui n’est pas étonnant. En lisant mon article, vous accéderez à des conseils pour avoir les meilleurs URL possibles.

Pourquoi faut-il optimiser ses URLs pour le SEO ?

Maintenant que vous savez de quoi se compose une URL il faut comprendre leur importance et savoir pourquoi il faut optimiser ses URLs.

L’URL est un peu comme l’identifiant de la page, plus il est simple à retenir plus il y a de chances que l’utilisateur s’en souvienne. Les moteurs de recherche prennent la plupart du temps comme critère de référencement tout ce qui peut simplifier l’expérience utilisateur. C’est pour cela que les URL ont une importance pour le référencement.

Selon vous, Quelle URL est la plus pertinente entre ces deux-là ?

  • je-suis-un-perroquet-qui-vol-loin.fr/article-XregGfd29875455%tr=25+ljhffxfrxt/nbfvrxhrexsgrwzw24545?*ù$
  • perroquet-migrateur.fr/comportement/migration-perroquets-africains

Bon… je ne suis pas un expert en perroquet mais c’est un exemple parmi tant d’autres qui vous fera comprendre le principe.

Sachez que l’URL est visible dans les résultats de recherche et qu’il est nécessaire de savoir comment faire des titres de page optimisés pour le SEO.

Une liste de conseils à respecter

Voici la liste de mes 8 meilleurs conseils pour vous aider à structurer au mieux vos URLs pour le SEO.

Conseil 1 : Choisir son nom de domaine

Avoir un bon nom de domaine peut jouer sur votre référencement.

Auparavant on utilisait beaucoup ce qu’on appelle les EMD (Exact Match Domain), les noms de domaines qui concordent avec votre mot-clé principal. Cela permettait d’avoir plus de visibilité sur le mot-clé en question. Par exemple pour un plombier à Paris, avoir le nom de domaine plombier–Paris–7–arrondissement.fr était un gros plus sur la requête « plombier Paris 7 arrondissement ».

De nos jours, les EMD ne sont plus aussi importants et peuvent même être pénalisants. C’est pourquoi je vous recommande d’utiliser au maximum deux mots séparés d’un tiret. Vous pouvez toujours utiliser un de mot-clé dans votre URL mais pas plus.

L’idéal est donc d’utiliser le nom de son entreprise ou simplement sa marque. Si vous vous lancez à votre compte vous pouvez aussi garder votre nom comme je l’ai fait pour mon site.

Sachez que si le nom de domaine de votre marque est déjà pris, il existe une technique pour se l’approprier ou se le réapproprier. Cela consiste simplement à déposer sa marque à l’INPI si votre concurrent ne l’a pas déjà fait, cela permettra de récupérer votre nom de domaine. En revanche cela implique de ne pas avoir un nom trop générique. Le mieux est de vous renseigner auprès de leur service.

Conseil 2 : Choisir son extension et son hébergeur

Les différents noms de domaine pour l'URL

Les extensions des noms de domaine ont leur rôle à jouer dans le référencement. En effet, il existe plusieurs types de nom de domaine :

  • Les extensions génériques : .com (commerciale), .net (network), .org(organisation), .edu (éducation), .gouv (gouvernemental) …
  • Les extensions nationales : .fr (France), .co.uk (Grande Bretagne), .de (Allemagne), .nl (Pays-Bas)…
  • Certaines extensions non catégorisées : .bzh(bretagne), .xyz (aucune définition), .ovh (pour l’hebergeur OVH)…

Il faudra choisir son domaine selon le pays que l’on souhaite cibler, on ne pourrait pas prendre une extension en .co.uk pour viser le marché allemand. Les moteurs de recherche trient les résultats de recherche selon l’extension et la langue. Vous serez référencé sur google.fr avec une extension générique ou bien l’extension.fr par exemple.

Les extensions génériques quant à elles, peuvent être référencées dans différents pays mais sont limitées par la langue.

Aussi, certaines extensions ne peuvent pas être choisie au hasard comme la .gouv ou encore la .edu.

Le dernier point à prendre en compte, c’est la crédibilité des noms de domaine. Selon vous, il vaut mieux un .xyz ou bien un .com pour être crédible ?

Je pense que vous avez la réponse : le .com ! Il faut choisir les bonnes extensions pour gagner en crédibilité.

Pour ma part, il est beaucoup plus judicieux de choisir le .com et le .fr si vous visez le marché français avec un blog, site vitre ou e-commerce, les sites les plus communs. Vous vous en doutez bien, .com est l’extension de domaine la plus choisie au monde.

Je suis adepte de OVH pour l’hébergement de mon site. Je n’ai pas de partenariat avec eux, je ne travaille pas pour eux et je ne gagne rien. Je vous recommande simplement cet hébergeur parce qu’il est vraiment intéressant et qu’ils ont un service technique toujours à l’écoute. De plus, la simplicité d’utilisation est déconcertante ! Pour installer WordPress, c’est simple, ils le font pour vous !

Conseil 3 : Le protocole HTTPS est un plus

Avant tout, voyons la différence entre les protocoles http et https.

Lorsque vous vous connectez à internet, vous ne voyez pas forcément comment votre ordinateur communique avec les serveurs. C’est simple, votre navigateur communique avec le serveur via le protocole HTTP (HyperText Transfer Protocol)

Explication https et du http

Le problème est que ce protocole n’est pas sécurisé, n’importe qui peut récupérer les données envoyées et cela pose problème sur les données sensibles et personnelles (Coordonnées bancaires, sujet de sécurité national, etc).

C’est là qu’intervient le protocole HTTPS, le « s » pour “secure”. Il permet de sécuriser les données pour éviter que d’autres personnes ne s’en emparent.

Depuis plus d’un an, Google recommande aux webmasters de passer leur site sur le protocole HTTPS dans le but d’avoir un web entièrement sécurisé.

De mon côté, je vous invite à prendre un certificat SSL. Cela permet de certifier que vos données sont bien cryptées et qu’il n’y a pas à s’inquiéter en navigant sur votre site. Pour mon site, j’utilise la solution de OVH, qui propose un certificat SSL gratuit en plus du protocole HTTPS. La mise en place est très simple, surtout si elle est faite dès le lancement du site.

Pour la migration, c’est plus complexe. Il faudra dans ce cas utiliser des redirections 301 de toutes vos pages. En somme, l’adresse de votre page change juste à cause du « s » qui s’ajoute au http.

Conseil 4 : Utiliser des mots clés + attentions aux mots bloquants

Une clé qui symbolise le mot-clé

Dans la partie appelée chemin d’accès de l’URL, il y a des mots à placer et non pas des chiffres comme je l’expliquais. Pas n’importe quels mots, plus particulièrement des mots clés.

La base du référencement étant la recherche de mots clé, les URLs ne dérogent pas à cette règle. Il faut placer dans vos URLs le(s) mot(s) clé(s) attribué(s) à la page en question.

Je vous recommande d’en utiliser entre un et deux seulement. Il ne faudrait pas tomber dans le « keyword stuffing », le fait de sur-optimiser sa page et d’insérer trop de fois son mot clé. Attention à ne pas en faire trop. Se répéter serait mauvais !

Maintenant que vous connaissez l’importance de vos mots clés dans vos URLs, je vous invite à éviter les mots comme :

  • De
  • La
  • Pour
  • Ou
  • Un
  • Etc

Le risque principal est que votre site sera référencé sur ces mots bloquants. Je vous invite simplement à ne pas en mettre et optimiser vos adresses pour qu’elles soient claires et concises. Pensez à rendre le chemin de votre URL le plus simple possible.

Conseil 5 : Les répertoires

Un dossier pour symboliser le répertoire

Il est possible de créer des adresses avec des répertoires. Par exemple, l’adresse utilisée pour cet article de blog comprend un seul répertoire. Celui-ci sert à montrer que le lien vers cet article est bien un article de blog ainsi qu’à montrer le chemin pour accéder à cet article.

Au début de mon post, je vous parlais de la composition de l’URL. J’y ai mentionné les répertoires, par exemple /blog/ qui veut dire que l’article se trouve dans le répertoire du blog.

On peut voir beaucoup de site qui ne mettent pas de répertoire. C’est selon le bon vouloir de chacun mais je reste partisan des répertoires tout simplement parce qu’il permettent à l’internaute de mieux se situer dans votre site ou bien s’il y a un backlink dans un autre site, de savoir qu’il est redirigé vers un article de blog. Plus vous donnez d’indications pertinentes à votre lecteur, plus les moteurs de recherche apprécieront votre site.

Je vous invite donc à mettre l’arborescence de votre page dans l’URL et si possible ne pas mettre plus de 2 répertoires dans votre URL. Pour un site e-commerce qui vend des ordinateurs par exemple, il peut être intéressant de mettre : monsite.fr/informatique/pc-portable/marque-model

Cela permet de garder de la cohérence et de ne pas mettre trop d’informations dans l’url. J’insiste encore et encore : soyez précis et pertinent mais sachez ne pas en faire trop.

Conseil 6 : La facilité de lecture

Comme je l’expliquais plus haut, le principe est d’avoir des URLs qui sont simple à retenir et pour lesquelles il est simple de comprendre de quoi traite la page. Pour faire court, il va être important de faciliter la lecture. En voici des exemples concrets :

  • http://jytf.monsite.xyz/98755/Id=585+HIUD=2588=#?
  • http://monsite.fr/categorie=recette/postid=25HgffdV?kw=recette+tiramisu
  • http://monsite.fr/blog/recette-tiramisu

Il s’agit là de 3 types d’URLs que l’on peut trouver sur le net. Sur la première, on peut se dire que l’adresse est vraiment bizarre, on dirait l’adresse d’un pop-up qui va crasher notre ordinateur. On n’a clairement pas envie de cliquer dessus.

Sur la deuxième, on commence à avoir une idée un peu plus claire de quoi traite la page.Avec les mots “recette” et “tiramisu”, on devine qu’on arrive sur une page de cuisine mais les lettres et chiffres qui se suivent brouillent la vision et nous forcent à rester sur nos gardes.

Enfin, sur la troisième, on tombe sur un site dont l’adresse est bien rédigée. On sait que le bloggeur va nous donner une recette de ce fameux tiramisu dont on a rêvé toute la semaine, qu’on ne peut plus attendre de préparer et bien sûr de dévorer ! On clique sans hésiter sur une adresse comme celle-là.

Vous voyez où je veux en venir ? la lisibilité est un facteur important pour faire venir les visiteurs sur votre site et de ce fait cela devient important aux yeux de notre ami Google.

Conseil 7 : La taille et le nombre de mots

La taille de votre URL est très importante. Si cette dernière est trop longue, cela ne serait pas pratique pour l’utilisateur et de ce fait absolument pas optimisée.

Une URL du type : www.mondomaine.fr/informatique/pc-portable/la-marque-qui-est-superbe-pour-toute-personne-qui-veut-faire-de-l-informatique/modele-n-147-marque-lambda . J’exagère à peine, à vrai dire. Il peut arriver de croiser ce genre d’URL sur le net.  Vous vous doutez sûrement que ce genre d’URL n’est pas fameuse, aussi bien pour l’utilisateur que pour les moteurs de recherche.

C’est simple : l’idéal serait d’avoir des URLs entre 50 et 60 caractères. Le plus court est le mieux.

Au-delà de 80 caractères, vous risquez d’avoir un impact négatif sur votre référencement, donc je ne vous recommande pas trop de vous y aventurer.

Pour compléter la taille nécessaire à votre adresse, il est intéressant de se demander combien de mots vous pouvez mettre dans celle-ci. Pour rester concordant avec la taille de 50 à 60 caractères dans votre URL, Il est recommandé d’arriver entre 3 à 5 mots derrière votre extension de nom de domaine.

Conseil 8 : Attentions aux caractères et mises en forme bloquants

Attention aux caractères bloquant dans l'URL

Ce dernier conseil parle des bonnes habitudes au sujet des caractères à éviter ou à adopter pour ses URLs.

Pour séparer vos mots, il est d’usage en informatique, d’utiliser des «-» ou encore des «_». Mais lequel est le plus adapté au web ? Pour le web, on utilise le tiret (dit tiret du 6), c’est le plus commun pour séparer des mots. C’est d’ailleurs celui que je vous recommande d’utiliser le plus possible et d’éviter le reste des séparateurs. Au passage, l’underscore (dit tiret du 8) n’est pas reconnu par Google comme étant un séparateur.

Il existe tout une liste de caractères bloquant le référencement. Je vais faire simple et résumer cela au mieux. Évitez :

  • Les majuscules, ne mettez que des minuscules
  • Les accents
  • Les « < > # % { } | \ ~ [ ]

Certains serveurs peuvent ne pas reconnaitre les majuscules et peuvent de ce fait afficher une erreur 404, ce qui serait gênant sachant que la page existe réellement.

Je vous conseille donc de faire au plus simple en utilisant seulement les lettres de l’alphabet, le tiret et le slash.

Si vous avez un site dit « dynamique », il se peut que vous voyiez souvent les caractères « = » et « & » qui sont à mon goût, mauvais. Pensez donc à la réécriture d’URL, les CMS s’en chargent souvent automatiquement en vous proposant de rédiger celle-ci.

Conclusion

Le meilleur des conseils que je peux vous donner pour résumer : simplifiez la vie de l’utilisateur et les moteurs de recherche le verront ! Ils apprécieront cela et auront une bonne raison de vous mettre en avant dans les résultats.

Voici le résumé de mes 8 conseils :

  • Bien choisir son nom de domaine.
  • Choisir une bonne extension et un hébergeur adapté.
  • Utiliser le protocole HTTPS si possible.
  • Utiliser ses mots clés dans le chemin d’accès et ne pas utiliser de mots bloquants.
  • Utiliser des répertoires, si possible mais pas plus de 2.
  • Faciliter la lecture de votre URL pour votre lecteur.
  • Attention à ne pas avoir une URL trop longue ; 3 à 5 mots, et ne pas dépasser 60 caractères idéalement.
  • Attentions aux caractères utilisés : caractères spéciaux, accents, majuscule, underscore … sont à bannir.

En suivant ces conseils, vous devriez pouvoir avoir des URLs adaptés au référencement et ainsi remonter dans les résultats de recherche. Je ne peux que vivement vous recommander de lire mes articles et même, pourquoi ne pas aller plus loin et accéder à une formation sur le référencement pour augmenter votre trafic ?

À bientôt pour un autre article.

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