Un immeuble a besoin de fondations solide pour tenir et perdurer. Un site web fonctionne de la même façon, il doit s’appuyer sur de bonnes fondations pour le référencement.

Ces fondations, on les appelle le SEO technique ou encore le SEO On-Site.

Le référencement naturel est constitué de 3 points importants :

Les 3 piliers du SEO dont le On-Site

  • Le SEO On-Page : Cela correspond à l’optimisation d’une page pour les moteurs de recherche.
  • Le SEO On-Site : C’est ce qu’on pourrait définir comme la synergie entre les pages du site ainsi que l’interaction entre le site et l’utilisateur.
  • Et le SEO Off-Site : Ce qui se passe en dehors du site. Créer la notoriété du site sur le web.

Sans ces 3 points, Aucun site ne peut se positionner correctement dans Google.

La frontière entre l’optimisation de la page et du site est très mince puisqu’ils sont réellement reliés. Par exemple, le maillage interne est une optimisation qui joue sur les deux fronts.

Il faut des liens internes pour bien optimiser une page et il en faut également pour assurer une bonne navigabilité du site.

Dans cet article on s’intéresse principalement au deuxième point de cette liste.

Le but ? Remplacer les fondations de votre site pour en faire du béton armé.

Pourquoi est-ce que le SEO technique est important ?

On va prendre un exemple concret : vous préparez un article que tout le monde avec impatience.

La communication sur cet article a attiré beaucoup de monde avant même que vous ne l’ayez rédigé. Tout le monde veut la réponse que vous allez donner dans cet article.

Le jour J arrive et vous publiez sur votre site l’article tant attendu !

Mais les gens ont du mal à trouver l’article sur votre site et ceux qui passent par vos réseaux sociaux favoris ont un problème :

Les gens mettent plus de 7 secondes à arriver sur la fameuse page. Les gens rafraichissent la page mais cela ne change pas le temps de chargement…

Plus le temps passe, plus les gens partent sans voir le contenu, le taux de rebond est très fort.

Voici une étude de section.io qui vous montre le taux de rebond selon la vitesse du site :

Un graphique qui montre Le taux de rebond selon le temps de chargement

Ce graphique montre le taux de rebond (%) en ordonné et le temps de chargement en abscisse (secondes).

7 secondes de chargement ? Vous avez déjà perdu 1/3 de vos visiteurs.

Sans compter ceux que vous perdez parce qu’ils ne trouvent l’article sur votre site.

Pas besoin d’études pour vous montrer que c’est un échec.

Le point positif ? C’est qu’on peut y remédier et en plus de cela, les résultats se feront ressentir sur votre trafic organique.

Google y voue une grande attention.

Il ne vous reste plus qu’à suivre l’article.

La vitesse de votre site est essentielle

Comme on a pu le voir dans l’exemple précédent, la vitesse a un grand rôle à jouer dans la partie du SEO technique.

Si je dois attendre trop longtemps le chargement d’une page, je vais changer de site. Plus le temps passe, plus vous perdez de gens.

Le premier reflex des gens va être le bouton retour de leur navigateur, celui en haut à gauche ! Ils vont cliquer dessus et passer au résultat qui suit. On vient donc à élever le taux de rebond et à créer un phénomène que Google n’aime pas : Le pogosticking.

C’est le fait que les personnes qui cherchent sur google passent de résultat en résultat. Ils viennent à rebondir sur plusieurs. Google déteste ça, c’est un échec pour lui !

Oui, leur credo consiste à fournir de la pertinence et le pogosticking montre l’effet inverse.

Résultat des courses : les snippets sont descendus dans les SERPs.

L'effet d'une seconde supplémentaire sur le site

Et on ne parle pas des effets sur les visiteurs et des conversions perdues…

Je pense que vous avez bien compris maintenant qu’il faut optimiser la vitesse de chargement de votre site. Pas de panique, il existe des moyens.

Plus la page est légère, plus elle charge vite.

Commençons par regarder l’étendu des dégâts avec un site comme PingDom :

La page de pingdom tools

Il vous suffit de rentrer l’URL de la page que vous voulez tester pour voir son temps de chargement ainsi que les points à améliorer. Testez plusieurs pages pour vous assurez de la vitesse globale du site.

Voici l’exemple pour mon site :

Le temps de chargement du site louismaitreau.fr sur pingdom tool

Testez en particulier celles avec des images et vidéos.

Voici quelques points d’améliorations :

  • Les images sont trop lourdes et trop grandes. Il faut les compresser avec un outil ou un plugin si vous avez un CMS.
  • Grâce à la compression et minification du code et du contenu. Se fait via le fichier htaccess ou via des plugins de CMS
  • Vous pouvez mettre les pages de votre site en cache.
  • Vous pouvez utiliser un CDN pour améliorer le chargement depuis les connexions étrangères
  • Votre site est hébergé sur un serveur trop lent, il faudrait le changer.
  • Vous avez trop de plugins installés sur votre site

Il existe encore plusieurs possibilités qui peuvent être propre au site mais si vous vous occupez de celles au-dessus, vous pouvez arriver à 1 seconde de chargement ou moins, sur une page.

Votre site doit être optimisé pour les mobiles

Les mobiles prennent une part importante dans notre vie. On regarde 221 fois par jours notre smartphone et on utilise de plus en plus ce dernier pour faire des recherches sur Google.

À tel point qu’on utilise plus notre smartphone que l’ordinateur pour surfer sur le web !

On peut littéralement dire que nos engins sont collés à nos mains.

Cet appareil est devenu une vraie habitude chez l’homme et Google l’a bien compris. En 2015, le moteur de recherche à renforcé la part du mobile avec « Mobilegeddon ». En 2018, l’index de Google est passé en « Mobile-first », ce qui veut dire que Google juge le site mobile et non plus celui ordinateur.

Il est désormais incontournable de développer un site mobile. Pour faire le passage très simplement, il faut utiliser la technologie responsive design :

le responsive design et l'adaptation mobile

Si un défilement horizontal est possible sur mobile, c’est que le site n’est pas adapté à la technologie d’adaptation à l’écran.

Une fois cela mis en place, vous n’avez plus de problèmes avec Google.

Ça sera peut-être l’occasion de parler de L’Accelerated Mobile Page si vous souhaitez aller encore plus loin.

L’architecture est comme la voirie de votre site

L’architecture de votre site n’est pas à prendre à la légère et doit être pensé avant la conception du site pour un maximum d’efficacité.

On peut parler de siloing ou même de cocon sémantique pour organiser les pages de son site. Ces deux concepts sont complexes et demande une bonne dose de préparation.

Parfois, la simplicité peut aussi s’avérer très efficace.

Est-ce que vous imaginez un pays sur lequel il y a peu de route ? Ou encore un pays avec des routes très mal indiquées sur lesquels on se perd vite ?
C’est la même chose pour un site web. Vous devez avoir des routes claires pour circuler aisément. Cela plaira au visiteur mais également à notre ami Google.

Voici un exemple d’architecture :

Un exemple d'architecture obtenu grâce au maillage interne

Pour une bonne architecture voici mes conseils :

  • Organiser son contenu par thématique : Comme sur le schéma ci-dessus, chaque rubrique doit avoir sa thématique. Ne mélangez pas les thématiques sinon les visiteurs se perdent. On range ses chaussettes dans un tiroir et ses sous-vêtements dans l’autre.
  • Le menu navigationnel doit être clair : Un niveau principal et pourquoi pas des niveaux secondaires. La barre latérale peut vous aider à mettre des pages en avant.
  • Veillez à faire un bon maillage interne pour une bonne structure. Une page doit comporter environ 4 liens internes en moyenne

Voici l’architecture de mon site capturé via mobile :

Le menu du site louismaitreau.fr

Les lignes sans alinéas sont les pages de niveau 2 juste en dessous de la page d’accueil. Celles avec un alinéa sont les pages de niveau 3, ces pages peuvent mener à d’autres pages plus profondes.

Posez-vous ces trois questions lorsque vous organisez votre architecture :

  • Puis-je me repérer sur la page à laquelle je suis ?
  • Est-ce que le chemin qui m’a mené à cette page est logique pour une un enfant ou même une personne âgée ?
  • Est-il facile d’atteindre la page de mon choix ?

Si vous arrivez à répondre positivement, c’est probablement que votre site a une bonne architecture.

Les erreurs qui peuvent plomber votre SEO

Les erreurs peuvent arriver sans forcément qu’on s’en rende compte et peuvent empêcher la bonne utilisation du site par le visiteur.

Elles sont le résultat de la vie d’un site et de ses modifications quotidiennes.

Voici quelques points auxquels il faut faire attention pour garder son site en forme :

Utilisez correctement les redirections

Une redirection 301 sert à rediriger de manière permanente une page vers une autre.

La redirection 302 sert à rediriger temporairement une page vers une autre.

La redirection permanente est celle la plus utilisée pour un site web, c’est également celle que Google va préférer.

La redirection temporaire doit être manipulée avec précaution puisque c’est temporaire. Cela demande donc qu’on s’occupe de la redirection à un autre moment.

Mon conseil va être d’utiliser que des 301, même pour des redirections temporaires. Il sera possible de rediriger à nouveau lorsque vous le souhaiterez.

Utiliser des 301 vous permet également de transmettre l’autorité de votre page à la nouvelle, tout en gardant la confiance du moteur de recherche.

Pour faire une redirection 301, vous pouvez utiliser un plugin comme redirection ou vous rendre dans le fichier htaccess et insérer ces lignes :

RedirectPermanent /repertoire/page-a-rediriger.html http://www.exemple.net/repertoire/page-de-destination.html

Il faut bien noter qu’il y a trois parties dans cette instruction :

  • RedirectPermanent : qui permet de faire la redirection
  • Le chemin d’accès à la page et non pas l’URL complète
  • L’URL complet de la nouvelle page, précédent d’un espace pour la séparation

Prenez soin également d’éviter les chaines de redirections :

Exemple de chaîne de redirection 301

L’URL A doit aller directement à l’URL C sinon, on perd du temps de chargement.

Occupez-vous des erreurs 404

Imaginez que vous roulez en voiture et que vous arriviez à une voie sans issue alors que votre GPS vous dit de passer par là. Obligé de faire demi-tour.

Avec le web, c’est pareil, les erreurs 404 sont comme les voies sans issues, obligés de faire marche arrière en cliquant sur le bouton retour.

C’est un moyen de frustrer les utilisateurs et il vaut mieux les corriger.

Pour cela, il y a la redirection 301 dont on parlait juste avant ou bien modifier l’URL si elle était mal écrite. Cela peut dépendre de la cause.

Le problème est que dans chaque site, vous aurez des erreurs 404 et elles seront inévitables.

Vous pouvez également penser à customiser vos pages d’erreurs 404, cela permet de garder plus de visiteurs sur son site.

Voici celle d’Adobe par exemple :

La page 404 d'Adobe

Voici un comment faire une page 404 personnalisée.

Identifiez et réparez vos liens cassés

Les liens cassés ont le fâcheux rôle de perturber l’expérience d’un utilisateur sur un site.

Vous êtes sur un site web et lisez un article très intéressant. Dans cet article se trouve un lien vers un sujet sur lequel vous souhaitez obtenir des informations mais … Erreur 404 ou bien même pire encore : rien ne se passe.

On se dit qu’une erreur peut arriver, on fera avec et on continuera les recherches. Et hop ça arrive encore plusieurs fois.

Qui serait heureux de voir cela ? Pas grand monde à mon avis. Je ne le serais pas en tout cas.

Cela peut arriver dans ce genre de cas :

  • Un lien qui pointe vers un autre site mais la page n’existe plus.
  • Un lien qui n’a pas d’adresse (ou même la mauvaise, ce qui est encore plus compliqué à repérer)
  • L’URL est mal saisie

Pour cela vous pouvez utiliser un plugin comme Broken Link Checker pour WordPress  ou encore un logiciel de Crawl comme Screaming Frog mais qui devient payant au-dessus de 500 fichiers crawlés.

Sur Screaming Frog :

repérer un lien cassé sur Screaming Frog

Traquez le contenu dupliqué

Le contenu dupliqué est un des fléaux du web.

Que ce soit le contenu dupliqué au sein d’un site ou bien entre deux domaines différents, il n’aidera certainement pas à mieux vous positionner dans les SERPs

Certains essayent même de modifier le texte grâce à du content spinning et faire plusieurs articles « différents » en partant d’un seul article.

Google a bien compris la problématique et fait son maximum pour l’éviter.

Au sein du même site :

Pour découvrir le contenu dupliqué au sein d’un même site, il existe un outil très efficace et gratuit (une fois par mois et par site) : Siteliner

Le contenu dupliqué du site louis maitreau

En moyenne, selon l’outil, les sites ont 14% de contenu dupliqué.

L’outil vous propose de découvrir le contenu dupliqué.
Mais si c’est une page entière, il n’est pas possible de la supprimer pour la désindexer.

Il s’offre plusieurs possibilités :

  • Remplacer votre contenu par du contenu original, que personne n’a déjà écrit
  • Supprimer la page et faire une redirection 301
  • Désindexer la page à l’aide d’une balise meta noindex
  • Utiliser une balise rel = canonical

Ce sont les solutions les plus simple.

Pour le contenu dupliqué entre différents domaines :

Le plagiat est une solution probable au fait d’avoir un contenu copié provenant d’un autre site ou bien qu’un site republie votre contenu.

J’ai eu la mauvaise expérience d’acheter un article plagié à un rédacteur avec qui je travaille souvent. Au début, les textes étaient de qualité et non plagiés jusqu’au jour où il a fait un contenu plagié.

Mais il existe un moyen de s’assurer que votre contenu n’est pas plagié, c’est Copyscape :

La partie premium de l'outil copyscape

Le logiciel est payant mais le prix est vraiment insignifiant. 3 centimes de dollar la recherche de 200 mots et 1 centime de plus tous les 100 mots supplémentaires.

Il suffit de coller le texte dedans et le tour est joué ! Il vous donnera les sources de l’article, s’il y en a.

Si vous souhaitez vérifier qu’une page n’est pas plagié, il suffit de se rendre sur la page d’accueil et de taper votre URL.

Optimiser le passage des robots

Les moteurs de recherche sont présents partout et à tous moments grâce aux robots crawler.

Une erreur de crawl peut être un signal négatif envoyé aux robots et pourrait baisser votre budget crawl.

La première étape va être de faire un bon sitemap.xml pour se donner une chance supplémentaire d’orienter les robots sur les pages que vous souhaitez voir indexées.

Allez ensuite dire à Google, via la search console, que vous avez un sitemap à lui soumettre.

Le sitemap sur Google search console

Sans cela, Google pourrait venir à ne pas avoir connaissance de certaines pages. Assurez-vous bien d’éviter les erreurs dans la search console. Les avertissements n’ont quasiment pas d’effet.

Pour éviter les problèmes de crawl, il faut s’assurer que :

  • Les Urls ne soient pas trop longues ou désordonnées
  • Vérifiez la présence de vos balises Meta et qu’elles soient correctement renseignées
  • Pas d’erreurs serveurs
  • Qu’il n’y a pas de problème de DNS
  • Pas de page refusée aux robots
  • Pas de page en nofollow dans vos liens

Si tout cela est en ordre et que vous avez bien travaillé votre maillage interne comme expliqué précédemment, l’indexation de votre site devrait bien se passer.

Ne négligez pas la sécurité de votre site

Google est passé à l’étape supérieur à propos de la sécurité.

Le protocole HTTP est à la base du web. C’est avec lui qu’on a connu les débuts de la toile. Mais le problème c’est que ce protocole n’est pas sécurisé

Google a annoncé qu’en juillet 2018, son navigateur Chrome allait montrer aux utilisateurs que les sites en http ne seraient plus sécurisés. C’est donc une possibilité de faire fuir les visiteurs.

le badge non sécurisé d'un site en HTTP sur Chrome

De plus, Chrome est le navigateur le plus utilisé au monde avec 57,59 % des parts de marché selon Statcounter :

Les parts de marché de Chrome selon Statcounter

N’hésitez pas à faire le passage au HTTPS, cela permet de donner un léger bonus SEO.

Conclusion

Le SEO technique, c’est un peu comme les routes d’un pays. Plus on s’y retrouve facilement et plus la circulation est fluide plus mon trajet est agréable.

Si vous arrivez à fournir la meilleure expérience possible à vos visiteurs, ils seront contents de pouvoir venir « circuler » sur votre site. Dans le cas où le contenu est de qualité, comme toujours.

Cette partie du référencement naturel est celle qui est la plus complexe des 3 parties vues dans l’introduction. Elle demande des notions d’ergonomie, développement et de patience pour arriver à un bon résultat.

Pas plus tard que la veille de la rédaction de cet article, j’ai réussi à optimiser un peu la vitesse de chargement de mon site avec une optimisation du code de suivi de Google Analytics et je suis passé de 1.3 secondes à 0.8 secondes de chargement sur ma page d’accueil. La différence n’est pas négligeable !

Assurez vous constamment que les points ci-dessous sont en ordre pour garder la meilleure expérience possible :

  • Toutes les pages de votre site sont adaptées aux mobiles
  • Vos pages chargent le plus vite possible. Une optimisation possible ? Essayez-la !
  • Environ 4 liens internes par pages si possible.
  • Le moins d’erreur 404 possible
  • Pas de liens cassés
  • Gardez le taux de duplicate content le plus bas possible
  • Déroulez le tapis rouge aux robots des moteurs de recherche. Ils doivent se sentir comme chez eux. Ils vous le rendront bien !
  • Chaque page de votre site doit être sécurisé avec HTTPS

Si vous faîtes attention à ces points-là, vous gagnerez la confiance de vos visiteurs sur du long terme.

Bon courage avec votre SEO On-page.

À bientôt pour le prochain article.

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