Lorsque vous vous baladez dans un magasin, vous vous attendez à ce que les objets soient bien rangés et facile à trouver, n’est-ce pas ?

Chez Ikea, vous n’allez pas voir un oreiller à côté des couteaux de cuisine. Ça serait louche !

Sur votre site, on attend la même chose : que tout soit bien ordonner pour une navigation simple et intuitive.

Chaque site web a une structure, on ne peut pas le négliger sinon il se passe n’importe quoi et on ne peut pas accéder simplement à l’ensemble du contenu.

Plus votre structure est simple, bien pensée et facile de navigation, plus vous aurez la possibilité de bien vous positionner dans les moteurs de recherche. Parce que oui, cela va avoir de l’importance sur votre positionnement mais également sur vos ventes.

C’est pour cela que je veux voir avec vous tous les bons conseils que j’ai à vous apporter pour bien construire un site web.

Un petit rappel sur le SEO et les langages Web

Lorsqu’on développe un site web, il y a différents langages qui interviennent :

Les différents langages web

  • Les langages en « front » : ceux qui auront un impact sur le visuel du site (HTMLS, CSS, JavaScript)
  • Les langages en « back » : celui qui gère certaines fonctionnalités qui ne sont pas visibles sur le site (PHP, Ruby, Java…)

Mais intéressons-nous un peu plus aux langages visibles. Si on parle du Javascript, celui-ci sert à compléter le CSS qui vont avoir des aspects pratiques et jolis sur le site web.

En revanche, si on parle du HTML c’est lui qui travaille tout le squelette du site. On pourrait très bien faire passer le message qu’on veut sans CSS ou bien JS (JavaScript).

Regardez ce site web qui appartient à une entreprise côté au New York Stock Exchange : Berkshire Hathaway. C’est un site tellement simple mais avec quasiment 1 million de backlink derrière.

Ce site n’est pas un exemple d’architecture mais est simplement cité pour montrer que le HTML suffit à créer un site web.

C’est le langage qu’un SEO se doit de travailler. Pour ce qui est deux autres langages, il doit simplement s’assurer que le CSS et le JS ne vont pas bloquer les visiteurs et les moteurs de recherche dans l’exploration du site.

Le HTML est ce qui compte le plus en SEO et le HTML, c’est le contenu. C’est dans ce langage qu’on vient à travailler la structure.

Mais où est-ce que je veux en venir avec tout cela ?

Focalisez-vous sur le contenu et la qualité de ce contenu (dont l’architecture) pour avoir un site à succès. Comme je le dis toujours, ce n’est pas un site joli qui fera votre visibilité.

L’esthétique doit passer après le contenu !

Allez, on passe à la suite :

Pourquoi l’architecture du site est importante

L’architecture est le point qui est souvent négligé lorsqu’on développe un site. Il arrive tellement souvent que les agences web fournissent un site peu optimisé sur l’architecture…

Voici les quatre points qui vont être optimisés :

Pour une meilleure expérience utilisateur

Comme je le disais précédemment, on s’attend à ce qu’un site soit bien ordonné. Pensez-vous qu’un site qui soit mal ordonné puisse garder un visiteur sur votre site ?

En effet, quand je parle d’expérience utilisateur améliorée, cela engendre un visiteur qui reste plus longtemps sur le site.

Si la navigation sur votre site parait claire et fluide, cela donnerait beaucoup plus envie de naviguer et de découvrir le site.

Une bonne architecture de site donne envie à l’utilisateur de rester et de progresser vers l’achat du bien ou du service que vous proposez.

Pour un meilleur crawl

Google envoie des robots visiter votre site, analyser vos pages et va ensuite les juger, les indexer et les positionner.

Oui mais il y a environ 1,7 milliards de sites web et plus de 3 millions d’articles de blog qui sont postés chaque jour.

Cela demande donc beaucoup de ressources pour visiter tout le web. Le moteur de recherche va donc privilégier les pages qui sont probablement les plus pertinentes, selon lui.

Le problème est que Google ne peut pas se permettre de crawler (visiter) tout et n’importe quoi sur un site. C’est pourquoi il estime donc un budget crawl pour chaque site qui va dépendre de plusieurs facteurs :

  • Le temps de chargement
  • Le sitemap
  • La notoriété du site
  • Les liens
  • La navigation (dont l’architecture fait partie)

Les facteurs sont nombreux mais cela vous donne déjà une idée.

Si votre architecture est bien construite, Google est susceptible de mieux naviguer sur votre site, d’améliorer le budget crawl dédié à votre site et donc d’avoir un boost SEO pour votre site.

Pour une meilleure conversion

L’architecture est la pour simplifier la navigation et est axée sur différents niveau de hierarchisation, voici l’architecture de mon site :

Architecture louismaitreau.fr grâce à Screaming Frog

On peut voir 3 parties distinctes :

  1. En haut à gauche, cela correspond à mon glossaire SEO qui propose un peu plus de 120 définitions
  2. En haut à droite c’est mon blog
  3. Le reste correspond à des pages disponibles pour la plupart à des pages disponibles sur le menu.

L’idée est de former une arborescence logique dans laquelle on peut se déplacer en ayant en tête l’endroit où on veut se rendre.

On parle d’arborescence pour faire allusion aux arbres qui se composent d’un tronc, de branches secondes, de branches tertiaires et de fleurs / fruits. Cela fonctionne avec des niveaux et un résultat final qu’est la page souhaitée.

On part de la page d’accueil, on navigue dans les catégories, les sous-catégories et enfin on fini par arriver sur notre page finale. Sans les catégories et sous catégories, la recherche serait beaucoup plus longue, plus frustrante et les visiteurs partiraient beaucoup plus.

On vient à créer un parcours simple et fluide pour l’utilisateur qui nous permet de retracer son parcours (comme avec des outils du type HotJar) et donc de travailler sur l’optimisation de l’experience utilisateur.

Un critère important en SEO

Pour résumer, l’architecture bien faite est une aide au référencement naturel. Cela vous permettra d’envoyer des signaux positifs aux moteurs de recherche puisque vos utilisateurs se plairont sur votre site.

Vous allez baisser le taux de rebond, améliorer le temps passé sur le site, améliorer le nombre de pages vues…

Tous ces signaux vont vous aider positivement dans votre escalade des résultats de recherche.

En fait, si vous n’avez pas une bonne architecture, vous serez constamment en bas des résultats et ne pourrez pas obtenir de visiteurs, du moins pas autant qu’avec une bonne architecture.

C’est la fondation d’un site, alors il est important de ne pas le bâtir sur quelque chose d’instable.

Construire son architecture en 6 étapes

Maintenant qu’on a compris l’importance d’avoir une architecture bien structurée et préparée en amont de la création du site.

Mais avant, d’agir sur votre architecture, je vous invite à lire tout l’article (notamment ce qui suit les étapes de création). Je vous donnerai des architectures types qui sont bien connues et efficaces.

Maintenant que vous êtes prévenus, voici les 6 étapes :

1)    Faire sa recherche de mots-clés

Les mots-clés, toujours les mots-clés ! Oui, j’en suis navré de vous retourner la tête avec ceux-ci mais c’est une étape à ne pas négliger.

Pour faire une recherche de mots-clés efficaces, je vous invite à utiliser mon meilleur ami qui ne me demande pas d’argent de poche chaque mois (comprendre que l’outil est gratuit), Ubersuggest :

le résultat d'une recherche sur Ubersuggest

L’outil vous permet de découvrir beaucoup d’information à partir d’un seul :

  • Le volume de recherche mensuel
  • La concurrence pour se placer dans les SERPs
  • La concurrence sur Adwords
  • Le Cout Par Clic (CPC)
  • La tendance sur les recherches (permet de comprendre si un mot-clé est saisonnier ou non)

En plus, il est possible d’obtenir toutes ces informations pour une liste de mot-clé similaire que vous pourrez exporter sur Excel pour trier le tout.

Vous pouvez ensuite entremêler les différents exports pour faire un seul rapport.

2)    Faire des groupes de mots-clés

Une fois les exports téléchargés, je vous invite à faire des groupes de mots-clés qui sont dans une même thématique.

Prenons un exemple, si vous êtes marchand de meubles / d’accessoires de maison et souhaitez vendre vos produits sur le web. Voici différents groupes :

  • Cuisine : rangements de cuisine, électroménager, évier…
  • Salle de bain : douche, baignoires, jacuzzi…
  • Chambre : Lit, table de nuit, armoire …
  • Salon : table basse, meuble télé, canapé …

L’idée est de trier vos mots-clés pour qu’il en ressorte des catégories. Il est possible également de faire plusieurs niveaux pour trier vos mots-clés, de cette façon :

Catégorie : Cuisine

Sous-catégorie : rangements, ustensiles, électroménager

Sous-catégorie de rangement :  armoire, placards …

Si vous arrivez à faire plusieurs sous-catégories, vous arriverez mieux à gérer votre contenu et la navigation en sera que meilleure pour le visiteur.

3)    Faire un menu qui liste vos pages principales

Pour faire un menu, il faut lister ses pages principales ou bien les regrouper. Voici la façon dont je gère mon menu actuellement :

Le menu de louismaitreau.fr

Bien sûr, il y a des sous menus qui s’affichent au survol mais voici comment cela se déroule :

  • Formation : Soit on clic dessus pour accéder au catalogue, soit il y a l’accès à l’espace membre.
  • Prestation SEO : Je liste les différentes prestations et au survol, on voit les 3 prestations que je fais.
  • Ressources : Une page qui liste les différents types de ressources et au survol, il y a 4 ressources différentes
  • A propos : C’est une page qui moi et mes motivations, il y a la page contact qui s’affiche au survol
  • Blog : c’est une page simple où rien ne s’affiche, vous avez accès directement à tous les articles. Il viendra surement un jour où je les séparerai avec des catégories parce que le nombre augmente.

Bon l’idée n’est pas de présenter mon site mais bien la façon dont je m’y prends.

Je liste les points les plus importants et en découle des sous pages dans lesquels il y a des « sous sous pages ». Vous verrez cela un peu plus bas, quand je parle de silo thématique.

Si vous groupes de mots-clés sont bien organisés, cela ne devrait pas être trop compliqué à mettre en place.

La simplicité est le mot à retenir dans cette étape.

4)    Créer une navigation simple et peu profonde

Maintenant que vous avez réussi à comprendre l’organisation et le groupement de vos mots-clés, il faut faire attention à ne pas mener vos groupements trop loin.

Une ou deux catégories peuvent suffire dans la plupart des situations. Dans le cas où ce n’est pas possible, il faut peut-être penser à faire différents sites.

Il faut éviter les menus énormes comme celui de Cdiscount en 2016 :

Le mega menu de cdiscount en 2016

Heureusement, il a bien évolué entre temps pour la même catégorie :

Le nouveau menu de Cdiscount en 2019

On peut voir ici que Cdiscount a simplifié son menu en 3 ans. Ils ont fait moins de groupe de mots-clés pour mieux aider à la navigation.

Celui d’avant n’était pas pratique.

Voici quelques conseils pour bien y arriver :

  • Faire une structure logique: Il faut réfléchir comme votre visiteur pour que lui puisse s’y retrouver. On cherche la simplicité pour que nos les visiteurs et les robots puissent circuler au mieux sur le site. Chaque catégorie doit être unique et distincte alors que chaque sous-catégorie doit être liée à la catégorie dans laquelle elle se situe.
  • Un menu raisonnable: Essayez d’avoir entre deux et sept, le nombre de catégories dans votre menu. Tout comme pour les sous catégories, il faut rester raisonnable, une dizaine parait bien. On peut voir des exceptions comme pour Amazon ou Cdiscount qui sont des énormes plateformes. Sachez fonctionner progressivement et au fur et à mesure vous rejoindrez les géants.
  • Faire un menu simple : Plus les titres de liens sont courts et faciles à comprendre, plus votre visiteur saura où il doit aller. Des liens trop longs vont faire l’effet inverse et feront fuir les visiteurs.
  • Équilibrez le nombre de sous catégories : Si vous placez 15 sous catégories dans une catégorie et 2 sous catégories dans une autre, cela fait déséquilibrer. Être équilibré vous aidera à rester ordonné.

5)    Faire un schéma de son architecture

Maintenant que vous avez les bons mots-clés, avez une idée de comment grouper vos mots-clés, je vous invite à matérialiser cela sur une arborescence.

Je vous propose deux outils (gratuits) pour cela :

  • Gloomaps: un outil simple pour faire une architecture rapidement
  • draw.io: un outil plus complet pour des architectures plus complexes et plus jolies

Cela vous permet de faire ce genre d’architecture :

Un exemple d'architecture avec Gloomaps

Être structuré pour savoir vers où se dirige le site vous permet de mieux tenir le cap et de ne pas se perdre. Lors de l’évolution d’un site et d’une entreprise, on vient forcément à rajouter des points.

6)    Déduire une structure d’URL avec des répertoires

Maintenant que tu as bien réfléchi à ton architecture, je t’invite à fonctionner avec des répertoires, je m’explique.

Si vous avez différentes catégories comme par exemple :

  • Ordinateurs
  • Smartphones
  • Tablettes

Et que vous avez des sous catégories pour la catégorie ordinatrice :

  • Desktop
  • Portable
  • Gamer

Vous allez pouvoir faire un répertoire du type :

https://www.mondomaine.fr/ordinateur/gamer/model

Cela vous permet de bien vous situer et repérer dans le site. Cela permet d’être plus clair et de montrer des bons signaux.

Cependant, il ne faut pas dépasser les deux répertoires dans une URL. Je t’invite à regarder l’article pour faire une bonne URL optimisée SEO.

Quelques conseils pour finaliser votre architecture

Maintenant, je vous invite à bien faire votre architecture et pour cela, voici mes quelques conseils pour bien optimiser votre architecture et votre site :

Optimiser son maillage interne

Un point très important et souvent oublié par ceux qui ne prennent pas réellement le SEO en considération ou du moins pas assez, c’est bien le maillage interne.

Mais cela a un grand poids en SEO. En effet, ces liens internes viennent à distribuer du jus de lien aux pages qu’ils pointent. De plus, on vient aussi à optimiser l’expérience de l’utilisateur lors de sa visite.

Si vous répondez à une thématique précise dans un article et que la personne est très intéressée, elle va chercher ailleurs. Si vous abordez les sujets périphériques dans d’autres articles et que vous complétez son savoir, il en sera d’autant plus satisfait.

C’est donc un moyen de garder le visiteur et aussi de mieux le convertir en client.

Pour faire un bon maillage interne, voici ce que je vous recommande :

  • Écrire du contenu régulièrement sur votre site pour bien le compléter
  • Faire 4 liens internes, voir plus sur chaque page / article
  • Contextualiser vos liens grâce à des ancres et en le plaçant dans du contenu, pas dans la side bar ou en footer
  • Faire des liens vers vos pages profondes pour faire remonter ces dernières
  • Faire des liens vers des pages qui ont des rapports avec la thématique abordée.

Si vous suivez bien cela, vous aurez quelque chose de complet et qui viendra réellement à optimiser le référencement de votre site, sans parler des autres avantages.

Mettre en place un sitemap

Un sitemap ou bien plan de site si on le traduit de l’anglais, sert principalement à aider les moteurs de recherche à se repérer sur votre site. Mais son vrai nom est le fichier sitemap.xml.

Imaginez un touriste qui arrive dans un pays, si vous lui donner une carte avec les meilleures indications, il est probable qu’il passe par les endroits les plus intéressants. En revanche, sans carte, il ira un peu au petit bonheur la chance.

Google, c’est pareil ! Préférez vous l’aider ou le laisser se débrouiller tout seul ? Je pense que la réponse est logique…

Ce sitemap est un fichier que l’on place sur son site pour que Google puisse le lire et se dire « Ok alors tu veux que j’indexe cette page et cette page et puis celle-ci aussi… ». Il suffit de faire une sorte de liste des pages dans ce dernier.

Cela lui donne les bonnes informations mais cela ne l’oblige en aucun cas à tout indexer.

Pour cela, on va faire en sorte de faire un fichier sitemap qui aide bien les moteurs. Pour cela, voici ce que je vous recommande :

  • Si vous avez un CMS comme WordPress, il y a des extensions qui font un travail automatique et vous évite de l’actualiser à chaque création de page.
  • Si vous n’avez pas de CMS, je vous recommande de passer par un logiciel de génération de sitemap comme Screaming Frog qui est très efficace même si ce n’est pas sa fonction première.
  • Déclarez le dans la Google Search console comme ça Google sait directement ou le trouver pour le consulter
  • Il est même possible de le déclarer dans son fichier robots.txt, on met plus de chance de son côté
  • Ne pas mettre des pages désindexées dedans

Avec ces points là, vous devriez être capable de faire un fichier sitemap qui aide bien notre ami Google dans son travail.

Attention aux catégories et étiquettes des CMS

Si vous utilisez un CMS comme WordPress, ces derniers vous proposent des catégories d’articles ainsi que des étiquettes pour mieux vous aider à les trier.

Si ces derniers sont mal gérés, cela peut causer du contenu dupliqué et faire l’inverse de ce pourquoi ils sont présents.

Dans les boutiques e-commerce par exemple, cela sert beaucoup et il ne vaut mieux pas les négliger. Tandis que sur un blog, il arrive souvent que le référencement de ces pages soient plus compliqués donc on ne les utilise pas.

Voici les deux possibilités :

  1. Vous les utilisez: Donc si vous faites cela, je vous invite à rédiger un peu de contenu qui décrit la catégorie en question. Cela permettra de mieux référencer la page et de noyer votre contenu dupliqué.
  2. Vous ne les utilisez pas : Dans ce cas, ne les négligez pas et traitez-les ! Le plus simple pour cela, c’est de les désindexer. Yoast SEO, le fameux plugin de WordPress propose de désindexer ces fameuses pages dans ses réglages. Allez-y !

C’est très simple de bien les traiter (et même chronophage si vous les utiliser) mais les laisser agir par eux même est une mauvaise idée.

Un site bien organisé, c’est un site bien référencé !

Les deux structures de site à la mode

Alors là, on s’attaque à un sujet très à la mode qui fait beaucoup parler d’eux ! j’ai nommé les silos thématiques et les cocons sémantiques.

Mais avant de vous présenter tout cela, il est nécessaire de bien définir « thématique » et « sémantique » :

  • Thématique : Cela veut dire qui se rapporte à un sujet précis, à un thème. Par exemple les chaussures est un thème.
  • Sémantique : c’est ce qui concerne le sens d’un mot. Pour avocat, on peut parler de la profession ou bien du fruit (oui oui, c’est un fruit).

Sur un site e-commerce, si on cherche une paire de chaussure pour aller courir, on va d’abord s’orienter vers les chaussures et ensuite celles qui sont pour le sport. Il est évidant qu’on ne cherchera pas dans les manteaux…

D’où cette volonté de thématiser les pages ou répertoires.

Le silo thématique

Le silo thématique consiste à partir d’un mot-clé plutôt générique et de faire des sous pages ainsi que des « sous-sous-pages ».

On a un mot-clé générique qui lie vers un mot-clé un peu plus spécifique qui lui-même lie vers un mot-clé encore plus spécifique.

C’est la façon la plus « logique » de créer un site bien organisé. Voici un exemple (qui est fait avec l’outil draw.io au passage) :

un exemple d'architecture de silo thématique

C’est une façon de penser axée sur le mot-clé du niveau 1. Plus on descend dans les niveaux, plus le mot-clé est spécifique.

Exemple :

  1. Chaussure
  2. Chaussure de sport
  3. Chaussure de sport pour femme

Le cocon sémantique

Là, j’arrive sur le domaine de M. Laurent Bourrelly, le papa de ce concept, élu 3ème meilleur référenceur en France par le JDN. Cela fait 15 ans qu’il est dans le référencement et s’intéresse au Marketing.

Pour en revenir au cocon sémantique, celui-ci ne s’axe pas sur un mot-clé mais bien sur l’internaute en priorité. On travaillera beaucoup plus avec un buyer persona qu’avec un mot-clé.

Tout comme pour le silo, on part du générique pour aller vers le spécifique tout en ayant un maillage interne spécifique qui fera aller l’internaute vers la partie finale, le spécifique.

Voici un exemple de cocon :

Un exemple d'architecture avec le cocon sémantique

Bon concrètement, c’est quoi la différence entre un silo thématique et un cocon sémantique ?

C’est principalement le fait que le cocon sémantique est un type de silo thématique dont la plus grande force réside dans le maillage interne. Les liens sont très importants dans le SEO et faire des liens internes n’est vraiment pas compliqué, alors autant bien le faire.

Je vous invite à lire ce très bon article article qui vous donne la différence entre le cocon et le silo. Cela vous permettra d’aller encore plus loin dans la compréhension.

Lequel choisir ?

Les deux façons de voir sont des façons qui fonctionnent et vous apporteront des résultats en termes de SEO. Mais le cocon sémantique a une force supplémentaire que Google va préférer. Il ne vous sera pas nécessaire d’avoir autant de backlink en mettant un cocon en place.

Cependant, la mise en place d’un cocon demande une expérience en la matière et beaucoup plus de travail car c’est assez complexe comme architecture.

Plus votre niveau de SEO est évolué, plus vous pourrez adapter votre architecture vers le cocon sémantique.

Si votre niveau est plus faible, il sera peut-être plus judicieux de passer par un silo thématique. Cela ne vous empêchera pas d’avoir des bons résultats mais demandera un peu plus de backlinks.

La façon de faire en 6 étapes est basée sur une façon logique de voir les choses et donc plus orientée sur le silo.

Désormais, c’est à vous de voir ce que vous préférez mettre en place.

Conclusion

Quelle que soit la façon dont vous faites votre architecture, je vous invite à thématiser au maximum votre architecture. Parce que comme on l’a vu, le cocon sémantique n’est qu’un silo thématique un peu plus précis et plus travaillé.

Pour juger de l’efficacité d’une architecture, on peut utiliser le modèle en nid d’abeille pour savoir si cette dernière est efficace :

Le modèle en nid d'abeille

  • Utilité : Sert le but pour lequel le site est créé
  • Utilisabilité : Le site est facile à utiliser
  • Répétabilité : la navigation est intuitive et les solutions faciles à trouver
  • Crédibilité : le site est digne de confiance du fait de montrer un travail derrière la création
  • Accessibilité : Tout le monde peut l’utiliser (y compris les déficients visuels)
  • Désirabilité : Procure une émotion positive et un plaisir à utiliser
  • Valabilité : délivre la solution / valeur promise

Si chaque point est bien travaillé, vous allez pouvoir améliorer l’expérience utilisateur, vos résultats SEO, vos conversions… Bref la totale !

Faites simple, choisissez bien les requêtes sur lesquels vous vous placez et cela devrait bien se passer.

J’espère que l’article vous a plu,

À bientôt pour le suivant.

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